Quel est l’impact d’un outil numérique sur l’apprentissage ?

Nous sommes tous témoins de l’explosion numérique mais connaissez-vous son impact sur l’apprentissage et la motivation ? En collaboration avec le Laboratoire de Cognitions Humaine et Artificielle de l’université Paris X, Henoïda a effectué une étude scientifique avec 250 participants dont le but était de mesurer l’impact d’un outil numérique sur l’apprentissage et sur la motivation comparativement à un apprentissage plus traditionnel sans outil numérique.

Il existe actuellement peu d’études de cette envergure sur la façon dont les différentes composantes clés de l’apprentissage et de la motivation interagissent grâce à un outil numérique éducatif. Avec cette étude nous pourrons donc mesurer la validité des théories existantes et en proposer de nouvelles.

Dans les mois qui viennent le Laboratoire de Cognitions Humaine et Artificielle de l’université Paris X effectuera l’analyse des données récoltées. Voici ce que nous avons mesuré lors de cette étude de 3 mois :

  • La connaissance de 500 verbes anglais : nous avons mesuré toutes les trois semaines l’évolution des connaissances du groupe qui utilisait l’application Henoïda et du groupe sans outil numérique.
  • Le sentiment d’efficacité personnelle : des questionnaires ont été délivrés à tous les participants afin de mesurer l’évolution du jugement qu’ils se faisaient d’eux-mêmes concernant leurs compétences en anglais.
  • La motivation autodéterminée : les participants étaient-ils motivés pour leur propre intérêt ou parce qu’un élément extérieur les poussait à se lancer dans l’apprentissage (les compétences en anglais peuvent servir pour obtenir un job par exemple) ? Selon les théories actuelles, les personnes motivées par un élément extérieur ont tendance à être moins assidues sur le long terme dans l’apprentissage que celles qui ont un intérêt propre.
  • L’intérêt : l’évolution de l’intérêt du groupe d’apprentissage avec l’application Henoïda a été mesurée dans le but de vérifier une théorie développée en 2006 par deux chercheurs : Hidi et Renninger. Selon ces auteurs, l’intérêt pour un domaine, ici l’anglais, pourrait se développer par phases. D’abord, l’utilisateur de l’application porterait son intérêt sur l’utilisation de l’application : il aimerait utiliser les outils numériques. Puis, au fur et à mesure de ses utilisations, cet intérêt pour la situation se développerait en intérêt pour le contenu proposé : ici l’anglais.
    Cette théorie n’a pas encore été validée dans la pratique, c’est donc un des points clés que nous essayons de vérifier avec cette étude.
  • Le flow : Csikszentmihalyi (2005) définit le flow comme une profonde absorption dans une activité (perte de la notion du temps, déconnexion du monde extérieur…) où l’individu utilise au maximum ses capacités. Donc des questionnaires a été délivrés aux participants du groupe ‘apprentissage avec application’ dans le but de mesurer le flow engendré par l’application.
    L’individu qui connait un état de flow aura plus de chances de le reproduire pour retrouver cette sensation d’utiliser ses capacités au maximum.

Grâce à cette étude nous serons en mesure d’utiliser les dernières recherches scientifiques pour renforcer continuellement la motivation et l’efficacité de l’apprentissage dans Henoïda.

Merci à Laetitia Legoux de l’université Paris X pour son travail sur cette étude et pour ce blog.