La clé de la mémoire : la répétition

Albert Einstein et la citation sur la folie

Citation sur la folie et Albert Einstein en 1921 (Ferdinand Schmutzer – http://www.bhm.ch/de/news_04a.cfm?bid=4&jahr=2006)

Répéter pour apprendre, vous trouvez ça inutile et ennuyant ? Il s’agit pourtant de la meilleure méthode pour mémoriser des informations complexes.
Pour comprendre comment cela fonctionne, il faut d’abord comprendre les mécanismes d’apprentissages, au niveau biologique et cognitif.
Au niveau neuronal, la répétition permet la connexion entre les neurones, répéter c’est alors renforcer ces liens entre les neurones.

Le mécanisme d’oubli

Au niveau cognitif, la répétition va jouer sur le mécanisme d’oubli. Qui n’a jamais oublié un numéro de téléphone sitôt celui-ci donné ? Si nous ne répétons pas l‘information que nous essayons d’apprendre, elle plonge dans les méandres de l’oubli.
En 1885, Ebbinghaus découvre comment l’oubli fonctionne : nous oublions de plus en plus l’information au cours du temps. Une information donnée disparait même de notre mémoire au bout d’environ 18 secondes si elle n’est pas répétée.

Répéter oui, mais pas n’importe comment ! 

Il est donc très utile de répéter l’apprentissage. Mais attention tout de même : à force d’apprendre, les neurones sont fatigués et ne sont pas efficaces sur le long terme. C’est l’hypothèse qui est donné et qui justifie le fait que pour apprendre, il faut faire des pauses !
Pimsleur est l’un des chercheurs qui s’est intéressé à ce phénomène : ré-apprendre les informations dans le temps en modifie la courbe de l’oubli : plus on apprend, moins la pente de l’oubli est pentue, et moins l’on oubli. Il faut donc « distribuer » l’apprentissage dans le temps et non le masser pour qu’il soit efficace sur le long terme.

Le bachotage

Nous avons tous connu une période de « bachotage ». Apprendre d’un coup une grande quantité d’information est efficace si nous sommes interrogés dans un délai proche. En revanche, une fois sortis de l’examen, nous nous souvenons tous avoir oublié le contenu des connaissances : sur le long terme, l’apprentissage distribué gagne haut la main.
Beaucoup de chercheurs ont travaillé sur le délai optimal qui pourrait séparer deux apprentissages. Le problème, c’est que ce délai dépend de nombreux paramètres. C’est pourquoi Henoïda est basé sur un système auto-adaptatif : le système s’adapte à votre rythme et caractéristiques personnels de vos apprentissages.