11 choses que nous avons apprises en étant finalistes au Innovact Awards

Henoïda au salon InnovactHenoïda a été élu finaliste aux Innovact Awards, les 1er et 2 avril, dans la catégorie start-up. Nous sommes très heureux d’avoir passer deux tours de sélection et d’avoir l’opportunité de présenter notre projet à Reims. C’était notre premier concours de start-up, donc nous sommes très contents d’être arrivés en final et nous n’avions aucune idée à quoi nous attendre.

Nous n’avons pas gagné – pas de surprise pour nous en tenant compte de la qualité des autres start-ups et du point auquel c’était une expérience d’apprentissage pour nous. Voilà donc une liste de 11 choses que nous avons apprises grâce aux Innovact Awards, certaines sont peut-être évidentes mais c’est toujours bénéfique d’avoir des rappels :

  1. Le niveau de start-ups au final était incroyable, donc notre ego a été flatté d’être parmi eux. Les gagnants ont bien mérités leurs prix : BioSerenity qui développe des vêtements avec des capteurs biométriques pour suivre les personnes épileptiques chez-elles, pour éviter d’aller à l’hôpital et d’être attachées aux appareils médicaux ; Energiency qui est un logiciel d’analyse d’énergie pour aider les industries devenir plus efficaces et écologiques.
  2. Une proportion importante des start-ups françaises qui présentaient des innovations au salon Innovact étaient des dérivés directs de la recherche des laboratoires. On penserait que la personnalité et les compétences qui permettent de réussir en tant que chercheur ne sont pas les plus adaptées à la vie d’entrepreneuriat. Il seraient intéressant de savoir à quel point cette transition est difficile, la proportion d’eux qui arrive à faire cette transition et comment… peut-être qu’ils recherchent des co-fondateurs avec des parcours très différents ?
  3. Il y a beaucoup d’aide financière du gouvernement français pour l’innovation industrielle et technologique, ce qui est une bonne chose.
  4. Cependant, étant donné qu’il y a des entreprises très profitables qui ont pour seule activité d’aider des start-ups à exploiter au maximum les aides gouvernementales, c’est évident que l’État doit simplifier les choses. Ça ne veut pas dire que nous souhaitons faire disparaître ces entreprises, c’est une simple observation.
  5. Il peut être compliqué de déterminer rapidement le type de personne avec qui on parle afin d’adapter notre façon de présenter. Certaines personnes comprennent tout de suite le problème auquel votre start-up s’adresse ; certains ont même des expériences personnelles du problème ; d’autres pensent que le problème ne vaut pas l’effort d’une solution. Certains préfèrent comprendre les chiffres et faits clés sur lesquels votre projet s’appuie ; les autres adorent entendre la grande vision…
  6. La ville de Reims a une belle cathédrale gothique, qui mérite sûrement une visite.
  7. Si vous présentez votre start-up à quelqu’un et que votre interlocuteur vous regarde avec un air vide, ce n’est pas un bon signe.
  8. Si vous présentez votre start-up à quelqu’un et que votre interlocuteur vous regarde avec un air vide et ne pose aucune question, c’est un signe encore pire.
  9. C’est toujours TOUJOURS mieux de rendre les choses concrètes que d’être abstrait. Il faut être capable d’expliquer ce que vous faites sans tricher en donnant une démonstration produit.
  10. Il est plus productif d’aller vers les gens que d’attendre qu’ils viennent vers vous, surtout quand ils n’ont aucune information sur vous.
  11. Si vous avez des problèmes avec 3 sur 4 trajets de train en 2 jours par ex. rater le train / oublier le billet, probablement il faut chercher la cause fondamentale à ces problèmes à l’intérieur de soi sans regarder la SNCF.

D’ailleurs nous avons décidé d’utiliser le film Total Recall pour présenter notre vision pour Henoïda dans notre premier blog. Qu’en pensez-vous ?